Vainqueur de la 36e édition avec son capitaine de route Schmitt, l'UVCA Troyes avait ce dimanche les moyens de récidiver grâce à un effectif qui conjugue dans l'harmonie le nombre et le talent,
un effectif comptant dans ses rangs deux récents vainqueurs, Jérémy Cabot le jeudi à Aix-en-Othe et le Polonais Kaczala le lendemain dans le critérium de Vouziers, et son compatriote Borucki qui
collectionne les places de dauphin. Manifestement, la troupe de Jean Le Magourou, était sur le tourniquet de St-Julien, l'équipe à battre.
Elle affichait clairement ses ambitions dès les premières escarmouches avec Brodier et Cabot et Tonnelier dans la première échappée sérieuse amorcée par Michel (ES Florentinoise) en compagnie
d'Adrien (Pont-sur-Yonne) et du Baralbin Bitzer.
Les cinq restaient longtemps solidaires et, comme ils menaient fière allure, ce qui devait arriver arriva sur ce petit circuit de 1,5 km : le gros du peloton était repris. D'autres groupes, au
fil des tours, connaissaient le même sort et, dans le 27e des 65 tours, ils n'étaient plus que cinq à avoir échappé au « déshonneur ». Et là encore, l'UVCA Troyes avait remarquablement manœuvré
puisqu'on reconnaissait quatre des siens : Cabot, les deux Polonais Borucki et Kaczala, et l'Estonien Birjukov. Accompagnait le quatuor Yohann Paillez, de l'UV Aube.
Dans le 31e tour, la chasse
pointait à une minute. Les coureurs de l'UVCA Troyes se firent un devoir, à l'invitation de leur directeur sportif, d'organiser la poursuite. Quand ils eurent enfin le peloton en point de mire,
ils savaient que le challenge allait être gagné et ceci en dépit des efforts de l'EC Baralbine avec Isidore, Gravelle et Vaudoir qui, de leur côté, s'efforçaient de relancer l'allure pour
protéger leur coéquipier Bitzer.
Dans le 43e tour, la jonction faite, ils étaient dix hommes en tête, mais pas pour très longtemps puisque les deux Polonais, considérant que leur mission avait été remplie, rétrogradaient.
Du groupe des huit rescapés, quatre ressortaient à 12 tours de l'arrivée : Bitzer, Paillez, Cabot et Adrien, seul visiteur. À trois tours de l'arrivée, Paillez tentait une attaque. Il était
immédiatement contré par Adrien, que Cabot, qui semblait en faire son plus dangereux adversaire, surveillait comme le lait sur le feu.
À la cloche, ils étaient toujours groupés mais, quelques hectomètres plus loin, Bitzer négociait mal le premier virage et piquait une tête dans le Triffoire, entraînant avec lui deux spectateurs
dans l'élément liquide.
Dans la dernière ligne droite, ils n'étaient que deux à se disputer la victoire, Adrien et Cabot qui s'imposait sans problème de quelques
longueurs.