Club Champagne Charlott' se donne le temps de grandir

Publié le par Club Champagne Charlott'

 

À 25 ans, Florian Morizot a lâché le guidon pour le volant. Le nouvel entraîneur du Club Champagne Charlott' vise une place dans le top 10 de DN2

Révolution en coulisses, pas dans les pelotons. L'UV Aube devenue le Club Champagne Charlott' ne se fixe pas d'objectifs démesurés (Source L'Est-Eclair)

 

Beaucoup de choses ont changé en ce début d'année 2011 au club aubois. Nouveau nom, nouveau look, nouvel entraîneur (Florian Morizot), le CC Charlott' est né et, avec lui, des ambitions nouvelles ont germé.
Une révolution, du sol au plafond, qui n'a pas fait perdre la raison à ses dirigeants. L'effectif a subi quelques retouches, mais pas au point de prétendre tout emporter sur son passage en DN2. Romain Villa est revenu à la case départ après trois saisons d'exil (deux chez Cofidis, une au SCO Dijon). Pour donner de l'envergure à l'équipe, David Farinez a quitté sa Lorraine, et Anthony Picard a fait un saut de puce, en quittant les rangs de l'UVCA Troyes, et Thomas Gauvain arrive de Chaumont.
Un recrutement pas tapageur pour un sou, une équipe « sans vedette » qui devrait permettre au club de se placer entre la 5e et la 10e place en DN2. « On est en restructuration, on va faire tourner notre douzaine de coureurs (N.D.L.R. : six Élites, six 1re catégorie) sur deux fronts. Pour l'instant, ça ne sert à rien d'annoncer des objectifs trop élevés », justifie le jeune homme de 25 ans. « On devrait tirer notre épingle du jeu », juge Michel Huet, le directeur sportif.
La montée en DN1, dans une nouvelle formule (lire ci-contre), n'est donc pas à l'ordre du jour. Le CC Charlott' se donne le temps de grandir en faisant confiance à des coureurs censés prendre du volume en 2011. Derrière Romain, le capitaine de route naturel, le cadet des Villa, Thibaut, a montré la saison dernière qu'il possédait « un énorme mental. » Le jeune garçon, comme Romain Lejeune, a « passé un cap en 2010. » 2011 doit être l'année de l'éclosion. Sa légitimité, le CC Charlott' devra se la forger sur les six courses d'un jour que compte la Coupe de France. « Dans ce genre d'épreuve, mieux vaut avoir plusieurs coureurs placés dans les dix pour marquer des points », anticipe Florian Morizot.

La gagne ne sera donc pas une obsession. Avec ses finisseurs (Clère, Farinez), le club champenois veut surtout placer ses pions à l'avant. Il attend aussi l'arrivée dans quelques jours de l'Australo-Égyptien, James Ibrahim, pour monter en puissance dans la saison. « On a fait l'impasse volontairement sur les courses du Sud pour ne pas laisser trop de gomme. On a privilégié les longues sorties. » La saison est longue, le CC Charlott' a choisi de ménager ses hommes. Les ambitions, elles, restent mesurées.

 

 

La Coupe de France comme fil rouge de la saison


Des accessions, des relégations, comme dans les sports collectifs : la Fédération Française de Cyclisme a redistribué les cartes pour rendre la saison "amateurs" plus attractive. Ainsi, six manches de Coupe de France (voir rubrique "Calendrier DN2") serviront de fil rouge entre mars et septembre. Les deux premiers clubs (et peut-être le troisième) accéderont à la DN1, les deux (ou les trois) derniers seront relégués en DN3. Ce n'est plus seulement l'aspect financier qui primera. Sportivement, les clubs devront être capables d'assumer le niveau auquel ils évoluent.

Au CC Charlott', on vise une place dans le top 10 (« dans les cinq premiers, ce serait la cerise sur le gâteau »). « Mais attention, il faudra bien débuter. Si on loupe une manche, on risque de se retrouver à la traîne, précise l'entraîneur Florian Morizot. Dans ce genre de course d'un jour, ce sont les hommes en forme qui se mettent en valeur. En DN2, les épreuves ne sont pas stéréotypées, et sans les oreillettes, c'est difficile de tout maîtriser. »