Émilien Clere de retour au premier plan !

Publié le par Club Champagne Charlott'

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Émilien Clere, en bon sprinteur, mixe route et demi-fond. Il espère briller en cette fin de saison

 

Quatrième du Grand-Prix de Pérenchies, une épreuve de Classe 2 avec des équipes professionnelles au départ, le Haut-Marnais du CC Charlott' a signé un beau retour après des ennuis de santé il y a deux mois.

« Courant mai, la forme n'était plus là alors que je m'entraînais, j'ai fait des analyses de sang qui ont révélé que j'avais une carence en fer. J'ai donc suivi une cure pour refaire les niveaux », note Emilien qui a repris la compétition à haut niveau à l'occasion de Paris-Chauny après s'être classé 5e des Championnats de France de demi-fond courant juin. « Je n'ai pas vraiment arrêté de courir car j'avais toujours des objectifs en tête et j'espérais une sélection pour les Championnats de France sur route qui étaient voués aux sprinteurs. J'étais très déçu, c'est aussi ce qui m'a mis un coup au moral qui n'était pas très haut suite au décès de mon oncle Régis Clere mi-juin. » Le petit gabarit du CC Charlott' a, depuis, repris du poil de la bête. « Depuis deux semaines, je me sens beaucoup mieux. J'ai pris une belle deuxième place lors d'une étape du Tour des Deux-Sèvres, ça n'a pas été facile tous les jours mais je me suis accroché. »

 

Cela s'est confirmé lors du Grand-Prix de Pérenchies où il a rivalisé avec les meilleurs sprinteurs en prenant la quatrième place derrière deux étrangers et le pro de Roubaix Morgan Kneisky, et devant Fabien Bacquet, le sprinteur d'Auber 93.

 

Pérenchies, sa course !

« J'aime bien ce genre de course avec plusieurs fois un secteur pavé à traverser. Se confronter aux professionnels sur une telle épreuve et savoir que l'on peut y jouer les premiers rôles, cela me donne de la confiance. On termine seulement une quarantaine dans le premier groupe, les pavés ont fait leur dégât et même si je ne suis pas un grand spécialiste, j'aime ce type de terrain, on retrouve les mecs qui n'ont pas peur de frotter. » Le sprint, il l'a particulièrement bien réussi en se faufilant dans le dernier kilomètre pour virer à 300 m de la ligne dans les cinq premiers. « J'ai été opportuniste, j'ai remonté le peloton dès que je pouvais pour ne pas avoir à attendre que ça s'ouvre devant moi. J'étais au coude-à-coude avec Mathieu Drujon dans le dernier virage. Le moral va avec les performances, qui remontent. Ça libère de faire de belles places même si je n'ai pas encore gagné cette année ». Les objectifs de fin de saison sont assez larges, entre la route et les Championnats d'Europe de demi-fond fin août. « J'aimerais bien marcher dans les courses du Nord ou encore à la finale de DN2 au Grand-Prix de la Tomate mi-septembre. En fait, j'aimerais surfer sur cette forme durant le mois et demi qu'il reste avec de grosses échéances. Je pourrai alors terminer la saison en roue libre. »