Geoffrey Corniau : "Paris-Troyes, c'est "ma" course"...

Publié le par Club Champagne Charlott'

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S'il est un coureur atypique dans notre effectif DN2, c'est bien Geoffrey Corniau ! Avec son caractère bien trempé et son franc-parlé habituel, il n'en demeure pas moins très attachant, car sachant être très dévoué à la cause du cyclisme sa passion, et ne laisse personne indifférent.

Après avoir été durant de nombreuses années une des chevilles ouvrières du Comité d'Organisation de notre classique Paris-Troyes, qu'il a quitté l'an passé en suivant la décision de Ludovic Hurni, "Geogeo" va vivre sa première édition en tant que coureur de notre DN2, et nous livre ses impressions, sans langue de bois...


CCC.com : Geoffrey, explique-nous quel est ton rapport avec Paris-Troyes, comment es-tu venu dans l’ancienne équipe d’organisation ? 

"Paris-Troyes, c’est une longue histoire pour moi malgré mes 27 ans.

J’ai suivi mon premier Paris-Troyes en 2001, j’avais 15 ans, je n’étais pas un membre actif dans l’organisation, je découvrais un peu tout cela. Je me suis pris « d’amour » pour cette course qui méritait d’évoluer comme Michel Pauvre l’a souhaité dans un premier temps et que Ludovic Hurni a confirmé dans un second. Dommage que le club de l’UV Aube ne nous ait pas fait confiance après l’édition 2011." 

 

CCC.com : Quel était ton rôle et toutes les missions qui t’étaient confiées ?

"Je me souviens que la première année, Boboss (notre regretté Michel Bossaert) et Michel (Pauvre) m’avaient donné la mission de coller toutes les affiches désignant chaque voiture (commissaires, invités, dépannage…).

Ensuite, petit à petit, j’ai commencé à faire différentes petites choses. Puis j’ai pris en charge l’informatique de l’épreuve en 2006 (enregistrement des engagés, des partants, élaboration des classements et envoi aux fédérations et à la presse). Ça n’a pas été évident tout de suite car je n’avais pas le droit à l’erreur. On doit gérer les commissaires qui demandent des choses à la minute. Il m’est arrivé de faire des bourdes que je réglais au plus vite une fois monté dans la voiture.

Une fois le départ donné, c’était ma « pause informatique » car je repartais dans une autre mission : le dépannage neutre. À l’époque c’est Christophe Soenen de la société MAVIC (maintenant chez RVF) qui conduisait cette voiture. Pendant 5 ans, j’ai fait mécano de la voiture neutre 1 (celle des échappées). Lors de mes deux dernières éditions en tant que bénévole j’étais avec Christelle Reille (Radio Tour) dans la voiture du président de jury. À cette place, j’essayais de voir tout ce qui n’allait pas à l’arrière du peloton afin que l’on ait avec Ludovic (Hurni) et Michel (Pauvre) un regard sur tout afin de constamment améliorer l’épreuve. On a un point commun tous les trois : le soucis de la perfection, et ce n’est pas prétentieux de dire cela.

Avec l’informatique, je m’occupais aussi de ce qui touche à la communication de l’épreuve. J’ai fait ma première affiche de l’épreuve en 2008, c’était Mathieu Simon en tête d’affiche. Ma dernière a été celle avec Cédric Pineau pour l’édition 2011, c’est celle dont je suis le plus fier. Côté comm, je faisais également le site de l’épreuve, la page facebook, les badges, flyers, roakbook, pressbook (toute l’infographie) et tout ce qui pouvait faire parler de la course au plus grand nombre. Seule chose que je n’ai jamais touché dans la communication c’est le supplément de l’est-éclair qui était chasse gardée de Jean-François BARSOT."

 

CCC.com : Quels sont d’après toi les atouts que t’a apporté cette expérience et tes connaissances au niveau de l’organisation ?

"C’est surtout de l’organisation personnelle, de l’anticipation sur tout. Je passais des soirées à fouiller le site internet de l’UCI pour faire des choses conformes à leurs demandes pour avoir moins de remarques de leur part une fois la course faite.

Ça m’a permis de croiser des gens amoureux du vélo et qui m’ont transmis cette passion, je pense en premier lieu à Michel Bossaert (mon boboss) et à Michel Pauvre. C’est une aventure humaine, c’est extra quand c’est avec des personnes de confiance. Et comme dans chaque aventure humaine, on a des déceptions…

Côté sportif, je connais le parcours sur le bout des doigts sans y avoir donné un coup de pédales avec le dossard sur le dos. J’ai connu les bordures derrière le pare-brise de la voiture, me voici de l’autre côté de la vitre !"

 

CCC.com : Après avoir pris du recul en 2012 suite à la démission de l’équipe de Ludovic Hurni dont tu étais un fidèle collaborateur, tu as décidé de t’aligner au départ pour la première fois en tant que coureur, quelle a été ta préparation pour cet événement majeur ?

"Ma préparation n’a pas été facile cette année, malgré tout j’ai essayé de m’entraîner du mieux possible. Le mauvais temps du mois de janvier-février ne m’a pas aidé, moi qui ne suis pas un féru de l’entraînement. Quand il fallait se lever à 8h pour aller rouler le matin car je travaillais à midi, ce n’était pas toujours facile. J’ai comblé une partie du retard au stage dans le sud où j’ai fait beaucoup de volume. Les semaines où je travaille le matin, je profite de l’après-midi pour rouler. Les semaines où je travaille l’après-midi, j’essaie de rouler un peu histoire de ne pas perdre la forme."

 

CCC.com : Comment appréhendes-tu la course de dimanche, quel est ton objectif ?

"Je n’ai fait qu’une seule course avant de prendre part à Paris-Troyes avec seulement 120km sur le prix de St Quentin dimanche dernier. C’est très (trop) peu. Forcément je veux le finir,  bien le finir et même le gagner !!!!! (rire). Les sensations à l’entraînement cette semaine n’étaient pas mauvaises mais ça veut rien dire. L’an passé je n’étais pas au départ et je pense quand même que j’aurais peut-être pu basculer avec le peloton après Montgueux car je marchais bien. Cette année, je suis un peu plus dans le flou concernant mon état de forme mais c’est Paris-Troyes alors je me dois d’être à la hauteur c’est « ma » course."

 

CCC.com : Petit clin d’œil de ton Directeur Sportif et Directeur de course, Florian Morizot t’a décerné le dossard numéro 1 et la une de l’affiche 2013, comment as-tu perçu cette distinction ?

"C’est très sympathique de sa part. Je le savais pour l’affiche mais pas pour le dossard 1. Ça ne veut évidemment rien dire mais sachez que je saurai faire honneur à ce numéro en étant placé à l’avant du peloton … sur la ligne de départ !"