Mathieu Simon a désormais digéré...

Publié le par Club Champagne Charlott'

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Mathieu Simon retrouve le département familial... S'il rêvait de passer professionnel, le fils de Régis va tenter de rebondir, en 2013, sous les couleurs du CC Charlott'

 

Éconduit par Bigmat Auber 93, l'Aubois a choisi de revenir au CC Charlott', son club de cœur. Avec la volonté non atténuée de jouer les premiers rôles (Article l'Est-Eclair)

 

Au cas où la perspective professionnelle tomberait à l'eau, Mathieu Simon s'était fixé deux options de repli : arrêter le vélo ou rejoindre son ancienne formation, l'UV Aube, transformée depuis son départ en 2009 en CC Charlott'.

 

« J'avais une promesse orale »


Le coureur de 25 ans, en fin de compte, a privilégié la seconde voie, ce qui fait bien sûr le bonheur de ses désormais nouveaux dirigeants. « Avant d'avoir la confirmation de mon engagement à Bigmat Auber 93, j'étais déjà en contact avec eux », détaille-t-il, plus apaisé que revanchard.
Pourtant, l'épisode qu'il a vécu avec l'écurie francilienne aurait pu franchement le pousser vers la retraite.
Simon raconte : « J'avais une promesse orale avec Stéphane Javalet, le directeur sportif, de me faire signer, quoi qu'il se passe cette année. Mais au fil des mois, j'ai eu de moins en moins de nouvelles, même s'il me disait de ne pas m'inquiéter. Puis à la fin août, je suis allé le voir dans son bureau, où il m'a signifié que je n'aurai pas de contrat ».
 

 

Promesse non tenue


Le coup est rude, d'autant plus qu'il ne reçoit aucune explication : « Bon, je reconnais que ma saison 2012 n'a pas été la meilleure. Peut-être que mentalement, je me suis un peu relâché par rapport à ce qui avait été établi. À l'inverse, j'ai eu des chutes qui m'ont perturbé (une fracture de la clavicule, notamment) et je me suis mis aussi à la planche pour d'autres. Enfin, ce ne peut pas être une question d'âge puisque quelques semaines après, il a pris Stéphane Rossetto, de la même génération que moi. » 
Son option prioritaire anéantie subitement, l'Aubois a eu une autre porte d'accès au monde pro avec un team belge, qui ne pouvait cependant le payer dans un premier temps : « Si j'avais eu 20 ans, j'y serais sans doute allé. Mais j'ai maintenant une maison à payer, il faut bien que je vive ».

 

« J'ai vu ce qu'était le haut niveau »


Lassé aussi par les longs déplacements, comme il habite Charleville-Mézières, son retour au CC Charlott' est à ses yeux une évidence, après trois ans d'exil entre le CC Nogent-sur-Oise et donc, Auber 93.
 Si l'exil s'est mal terminé, Mathieu Simon garde malgré tout les bons souvenirs, notamment chez le premier, au sein duquel il a progressé au contact des Démare et autre Petit : « C'est ce qui se fait de mieux à l'échelon amateur. J'ai vu ce qu'était le haut niveau. J'ai couru énormément sur des classe 2 et je sais maintenant que je peux suivre sans problème le train de ces épreuves. »
 Il consent toutefois qu'il doit retrouver la confiance perdue au cours de l'exercice passé. Dans un environnement familier et familial, « plus structuré quand même avec l'arrivée de Florian (Morizot) », ce sera peut-être plus simple pour lui.
 En même temps qu'il souhaite retrouver le « plaisir de courir », le fils de Régis a toujours l'ambition chevillée au corps. 
« Pourquoi ne pas gagner la Coupe de France DN2 (remportée en septembre par… Bigmat Auber 93) ? Quand je regarde notre effectif, je ne le trouve pas inférieur à celui d'Auber. On va pouvoir faire de belles choses ». La recette ? « Être un groupe soudé. On peut être moins fort individuellement, cette solidarité est la clé ». Parole de capitaine de route.