Mathieu Simon : « Sur Paris-Troyes, rien n'est jamais acquis… »

Publié le par Club Champagne Charlott'

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De retour dans les rangs du club aubois et de surcroît en très bonne forme, Mathieu Simon revient avec nous sur ses premiers coups de pédale de la saison. Entretien avant Paris-Troyes… (Source l'Est-Eclair)

 

Mathieu, comme votre équipe, vous semblez en bonne forme en ce début de saison. Paris-Troyes arrive au bon moment ?

« Oui, la forme est là. Nous avons prouvé dimanche dernier que nous avions une bonne condition physique ? J'avoue que j'avais un petit peu peur au départ de la Coupe de France car nous avions fait moins de courses que nos adversaires directs mais ça s'est bien passé au final. 
Maintenant, Paris-Troyes arrive aussitôt, on va voir comment la course se déroule. Cette course peut avoir deux visages, soit facile si les conditions météo sont favorables, soit ultra-dantesque dans le cas inverse. Une chose est sûre, nous allons prendre le départ de la course du club avec le moral gonflé à bloc. »


En ce qui vous concerne, on vous sentait en dessous de votre valeur lors de vos dernières saisons. Revenir au CC Charlott' est-ce une certaine renaissance ?

 
« Hormis l'an passé, je ne pense pas avoir été en dessous de ma valeur. La seule différence avec le temps où j'étais à l'UV Aube en 2009, c'est qu'en partant au CC Nogent-sur-Oise, je me suis retrouvé avec de fortes individualités comme Julien Guay, Adrien Petit, Stéphane Rossetto ou encore Arnaud Démare. De ce fait, j'avais tellement confiance en eux que je me suis transformé en équipier. Je ne pensais même plus à ma réussite personnelle. 
Là-bas, notre calendrier était essentiellement fait de courses de Classe 2 comme Paris-Troyes, il est donc plus difficile de s'illustrer à ce niveau. Malgré tout, j'ai fait de bons résultats comme ma deuxième place au Tour de Normandie ainsi que sur une étape. J'ai pris la deuxième place également du CLM du Circuit des Ardennes et la sixième place au général. Enfin, j'ai déjà fait sixième de Paris-Troyes… »


Votre ambition était de passer professionnel. Ne regrettez-vous pas d'être parti un peu trop tôt de l'UV Aube ? Ce n'est pas à ce moment qu'elle s'est jouée ?

 
« Je ne sais pas si ma carrière s'est jouée là mais je ne pense pas être parti trop tôt. Je pense surtout que je n'avais pas le mental pour m'affirmer en tant que leader dans une grosse équipe de DN1 comme le CC Nogent-sur-Oise. Je n'ai pas de regret sur un mauvais choix de fait. »

 



La manche de Coupe de France, courue dimanche dernier, marque une nouvelle étape dans votre bon début de saison. Au lendemain de cette manche réussie, vous sentez-vous plus fort ?

 
« Oui, pas forcément physiquement mais surtout mentalement. Je me sens beaucoup mieux que ces dernières années. Je sens que l'équipe a confiance en moi, et autre chose très importante, je retrouve un véritable esprit d'équipe. Il n'y a aucun coureur dans l'équipe qui fait sa course dans son coin sans se préoccuper des autres. On court tous ensemble, collectivement. »


Justement en parlant de l'équipe, on sent une certaine dynamique se créer. Quel est votre œil de leader ou capitaine de route ?

 
« Déjà, je ne me définis pas comme le leader. D'un point de vue capitaine de route, j'ai une très bonne impression des jeunes qui sont arrivés dans l'équipe (Romain Barroso, Guillaume Gaboriaud ou encore Frédéric Ramon). J'ai très envie de les aider à progresser, ce sera aussi une façon de les remercier du travail fait pour moi en course. En ce qui concerne les plus anciens, je ne suis pas surpris, ils ont tous un bon palmarès. Je pense que nous sommes à l'aube d'une très belle saison. »


Cette bonne forme n'est-elle pas le résultat d'une préparation différente durant l'hiver ?

 
« En fait, je n'ai quasi rien changé cet hiver de mes habitudes. Je n'ai plus d'entraîneur, je m'entraîne tout seul avec les conseils de mon oncle Jérôme (Simon). J'estime qu'après toutes ces années, j'ai bien assimilé les bases de l'entraînement surtout que je commence à bien me connaître. Cet hiver, j'ai fait du footing, du renforcement musculaire puis de la musculation, un peu de ski de fond quand il y avait de la neige dans les Ardennes et bien sûr du vélo. En revanche, ce qui est différent, c'est que cette année je ne suis pas tombé malade durant le mois de février et donc subi aucun frein dans ma préparation. »


Paris-Troyes, c'est dimanche. Avec quelles ambitions serez-vous au départ de l'épreuve phare de votre club ?

« J'ai déjà fait 6e il y a peu de temps. C'est mon premier objectif de la saison. J'aimerais refaire un top 10, que j'avais déjà fait en 2009 et 2010. J'ose dire jamais deux sans trois ! Maintenant, je sais qu'il faut être très vigilant sur cette course mais aussi très fort. Sur Paris-Troyes, rien n'est jamais acquis. »