Témoignage : Benoît Daeninck, de l'UVA au VC Roubaix-Métropole

Publié le par UV Aube

Daeninck va « perdre de l'argent » en passant pro (Source L'Est-Eclair)

 

Pas facile la vie de cycliste amateur de première ou de deuxième catégorie. Il faut concilier études ou travail avec courses cyclistes chaque week-end. En semaine, la vie de famille passe après les longues sorties à vélo auxquelles il faut s'astreindre. « C'est une passion avant tout. On n'en vit pas à 100 % », explique Benoît Daeninck qui fit un passage remarqué pendant deux saisons à l'UV Aube.
À 27 ans, alors qu'il semblait destiné à une carrière amateur bien remplie, le Francilien a accepté une proposition qu'il avait rejetée par le passé : rejoindre une structure professionnelle, celle du VC Roubaix-Lille-Métrople, de niveau Continentale (l'équivalent de la 2e division, en dessous du Pro Tour). « J'avais fait le tour, j'en avais marre de faire des courses amateur. Je m'ennuyais. » Après avoir repoussé les offres d'Agritubel et de Bretagne-Schuller, il a sauté le pas.
Ce n'est pas l'appât du gain qui l'a motivé. « Au contraire, je vais perdre de l'argent en passant pro ! » Les revenus mensuels du CRS qu'il était (il s'est mis en disponibilité pendant un an renouvelable) sont supérieurs à celui d'un néo-pro. « J'ai intérêt à gagner des courses pour mettre du beurre dans les épinards. » Daeninck entre désormais dans le cercle des coureurs formés par l'UV Aube, devenus professionnels. « Mon passage à l'UVA m'a beaucoup apporté. Malgré le peu de moyens, on avait un bon programme, de bons vélos. On ne peut pas comparer avec Nogent où j'ai couru ensuite en DN1, qui a un budget quatre fois supérieur. Le vélo, c'est comme le foot. Il y aura toujours Lyon qui sera champion, et Lorient qui galérera… »

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